Le chiffre de la semaine : 52 %

52 % des plus de 60 ans estiment que la généralisation du tiers payant va déresponsabiliser les patients, selon une étude Ifop pour Jalma, cabinet de conseil spécialisé dans la santé.

La France veut "une initiative" du G7 sur le prix des médicaments

François Hollande proposera mercredi, à Lyon, à l'occasion d'un déplacement sur le thème de la santé, une initiative sur le contrôle des prix des médicaments qu'il va porter au prochain G7, qui se tiendra fin mai au Japon. "Nous ne pouvons plus continuer à payer le prix des traitements de maladies que l'on peut guérir à des prix pareils si l'on veut maintenir ce qui est fondamental dans notre système de soins, c'est-à-dire: l'égalité, la solidarité", a affirmé un conseiller du président. Cette question doit être "abordée de manière très objective avec l'ensemble des principaux acteurs internationaux". Ces déclarations ciblent les médicaments innovants, mais également ceux moins chers, mais très utilisés, dans le cas du diabète par exemple. Selon une seconde source, il s'agira de "créer une pression et créer un dialogue avec les autorités de régulation, les autorités chargées de la fixation des prix dans les différents pays concernés, mais également avec les industriels".Ce dialogue, "c'est la condition sine qua non pour arriver à tirer les prix vers le bas. Après, évidemment, il faudra voir dans quelles conditions: il ne s'agit en aucun cas de compromettre l'innovation", a-t-elle ajouté. Ce déplacement sera par ailleurs l'occasion pour le président français de lancer la commission des Nations unies sur l'emploi en santé et la croissance économique, instance qu'il coprésidera avec le président sud-africain, Jacob Zuma.

L'ANSM appelle les médecins à la vigilance sur les cocktails à base d'antitussifs (Le Quotidien du Médecin - 14 mars 2016)

(Le Quotidien du Médecin - 14 mars 2016)

L'ANSM lance une alerte sur l'abus de médicaments antitussifs opiacés et antihistaminiques H1 chez les adolescents et "l'usage détourné de ces médicaments délivrés avec ou sans ordonnance". L'autorité de santé pointe plus spécifiquement l'usage de "purple drank", une boisson composée de sirops à base de codéine, de prométhazine et de soda, explique Le Quotidien du Médecin. Son émergence date de la fin des années 1990 aux Etats-Unis, où il constitue actuellement un enjeu de santé publique chez les jeunes. En France, les premiers signalements ont été rapportés en 2013. Une nette augmentation a été constatée depuis lors. L'ANSM demande ainsi aux soignants d'être "particulièrement vigilants face à toute demande de médicaments contenant un dérivé opiacé ou un antihistaminique qui leur semblerait suspecte et émanant en particulier de jeunes adultes ou d'adolescents".