Revue de presse Pharmacie d'officine

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Enquête PHR / Ifop : 94 % des Français font confiance à leur pharmacien

Les résultats du baromètre mis en place par l'Ifop et PHR confortent le groupement officinal dans son plaidoyer pour une revalorisation du rôle du pharmacien dans l'organisation du système de soins.

Analyser les comportements des Français en matière de dépenses de santé, interroger leur perception du rôle du pharmacien dans le parcours de soin et comprendre leurs attentes quant à l'évolution du système de santé, tels étaient les objectifs assignés à l'enquête (1)réalisée par l'Institut français d'opinion publique (Ifop) pour le compte de PHR, groupement de pharmaciens rassemblant 2400 officines.

« Tout le monde parle de réforme du système de santé sans même prendre soin de savoir ce que pense le citoyen », a souligné Lucien Bennatan, président du groupe PHR, en présentant le 13 octobre les résultats de cette étude. Selon lui, ce baromètre a vocation à être renouvelé « aussi régulièrement que possible », voire même avant toute décision politique importante sur le système de santé.

Des dépenses sous ordonnance

Premier enseignement de l'étude : seuls 22% des sondés estiment connaître le budget qu'ils consacrent annuellement à leur santé. Ce qui n'empêche pas 47% des personnes interrogées de considérer que leurs dépenses de santé (médicaments ou autres) ont plutôt augmenté depuis deux ans.

« Les dépenses de santé sont quasi systématiquement précédées d'une consultation médicale », relève Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop France. En revanche, la pratique occasionnelle de l'automédication concerne 50% des sondés.

La moitié des personnes interrogées se déclare également prête à acheter certains médicaments en grande surface, l'autre moitié y demeurant opposée. Un résultat que Frédéric Dabi interprète comme une faible remise en cause du monopole des pharmaciens.

Une opinion favorable à une extension du rôle des pharmaciens

L'étude tend surtout à démontrer que les Français font largement confiance aux officinaux. « L'intervention du pharmacien reste conditionnée par celle du médecin, mais le recours spontanée au pharmacien n'est pas négligeable », constate Frédéric Dabi. Plus d'un quart des sondés déclarent ainsi s'adresser en priorité à leur pharmacien pour évoquer les effets secondaires d'un médicament.

60% des sondés sont également favorables à la mise en place par le pharmacien de nouveaux services comme des journées diététiques ou des consultations avec une infirmière au sein même de la pharmacie... unservice que le groupe PHR propose justement depuis le début de l'année.

Enfin, l'enquête pointe l'importance du contexte économique dans le parcours de soins. Ainsi, 49% des sondés seraient plus enclins à se rendre directement chez le pharmacien, sans forcément passer par la case médecin, pour se procurer des médicaments délivrés sans ordonnance, si ceux-ci étaient remboursés par les mutuelles. De quoi apporter de l'eau au moulin de Lucien Bennatan, qui plaide que soit confiée au pharmacien la gestion des soins de premiers recours, via la création d'une consultation pharmaceutique.

Julie Wierzbicki

  • Enquête réalisée fin septembre auprès d'un échantillon de 1 005 personnes, représentatif de la population française majeure.
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